Politique d'assimilation des Autochtones à travers les réserves indiennes et leur marginalisation
- 5 janv. 2021
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Dernière mise à jour : 10 févr. 2021
Politique d’assimilation des Autochtones à travers les réserves indiennes et leur marginalisation sous le régime britannique
Texte écrit par Rosalie Diamond-Rheault, étudiante au baccalauréat en histoire
Introduction
Pour plusieurs Autochtones, les réserves sont l’une des dernières preuves qui montrent qu’ils sont les premiers habitants du pays.[1] La réserve est un lieu où les Autochtones peuvent partager leur histoire, leur culture, leur langue, tout comme leurs croyances spirituelles et leurs valeurs.[2] Les réserves représentent donc un lieu important qui sert de foyer physique et spirituel pour les Autochtones afin de conserver leur passé ainsi que leur présent. Toutefois, les conditions dans les réserves sont la preuve de la négligence politique et historique du Canada envers les peuples autochtones.[3] L’emplacement éloigné et isolé des réserves entraîne un taux de chômage élevé auprès de ces communautés.[4] En ce sens, de nombreuses communautés vivent dans la pauvreté. S’ajoutant à cette pauvreté il y a les mauvaises conditions de santé, les logements inadéquats ainsi que le manque de services sociaux et de santé dans de nombreuses réserves.[5] Qu’ils vivent dans les réserves ou en dehors, les Autochtones font également face à de nombreux préjugés et à une importante discrimination qui trouvent leurs origines dans l’histoire canadienne. Les préjugés et la discrimination dont ils sont victimes peuvent se ressentir partout, que ce soit dans les soins hospitaliers ou dans les services scolaires par exemple. Ce présent essai vise à comprendre ce qui a mené à l’exclusion des peuples autochtones durant le régime britannique et qui perdure encore ainsi que la marginalisation à laquelle ils doivent également faire face. En ce sens, il sera question du processus d’assimilation dont les peuples autochtones ont été victimes, soit par le pourquoi et le comment les autorités en sont venues à l’instauration des réserves indiennes sur le territoire canadien. D’autre part, la question de la marginalisation des Autochtones sera expliquée par le besoin de se définir qu’ont ressenti les Canadiens après la Conquête ainsi que le processus de mise en tutelle des Autochtones maintenant devenus des citoyens de troisième zone en leur territoire.
1. Assimilation
Alors que les Canadiens entretenaient des liens proches avec les Autochtones, les Britanniques n’auront pas les mêmes sentiments envers ces derniers. Les changements dans l’économie vont contribuer au « problème » que sont devenus les Autochtones. Les autorités britanniques vont vouloir civiliser ces peuples qu’ils considèrent « sauvages ». Pour les Britanniques, la civilisation des Autochtones a pour but qu’il n’existe plus de distinction entre les sujets britanniques. Autrement dit, on ne veut plus de sujets différents, on veut seulement des sujets britanniques.
1.1 Le « problème » autochtone
Au cours du 19e siècle, la colonie britannique connaît un important développement au niveau de l’industrie forestière. En plus du développement forestier s’ajoute l’expansion coloniale du territoire. Rapidement, les peuples autochtones deviennent un problème pour l’expansion coloniale et l’expansion économique de l’industrie forestière. Ces deux phénomènes compliquent rapidement les activités de chasse et de pêche des peuples autochtones, au point où le gibier se fait de plus en plus rare là où les colons et les travailleurs forestiers s’installent, menaçant la survie alimentaire des peuples autochtones.[6] Les peuples nomades seront les plus touchés par la diminution des terres, vivant principalement de la chasse.[7]
Il est important de comprendre que la nouvelle industrie du bois va de pair avec le déclin du commerce des fourrures auquel les Autochtones participent et qui était jusque-là la principale activité commerciale de la colonie.[8] En ce sens, le changement de commerce entraîne un changement dans le rapport aux Autochtones. Le commerce des fourrures nécessitait une importante participation des Autochtones, ce qui leur assurait un rôle économique majeur dans la colonie.[9] Cependant, l’industrie du bois exclut complètement les Autochtones en plus de s’approprier leurs terres et de les transformer en problème à résoudre.[10] Puisqu’ils n’ont plus besoin des Autochtones, leur présence constitue un problème, mais surtout un problème qu’il faut régler. Ainsi, alors que les peuples autochtones ont longtemps été considérés comme étant des alliés militaires qu’il fallait épargner, les autorités britanniques les identifient progressivement à un « problème social » qu’il faut régler.[11] Les autochtones se voient donc être mis à l’écart de la vie économique de la colonie en plus d’être mis en marge de la société.
L’expansion coloniale est l’un des principes à la base de l’élaboration de la nouvelle politique envers les Autochtones.[12] On va vouloir mettre les Autochtones à part de la population et les inciter à se sédentariser. La logique coloniale conduit à la dépossession des territoires autochtones ainsi qu’au confinement des peuples autochtones dans des espaces restreints, soit des réserves.[13] Il est donc possible de voir que dans la logique des autorités coloniales, les Autochtones sont dépouillés de leur mode de vie ainsi que de leurs territoires. On souhaite les civiliser à travers le travail de la terre.
1.2 La solution? Les réserves
Il est possible d’affirmer que le 19e siècle représente un point de non-retour dans l’histoire des Autochtones au Québec.[14] Jusqu’au 19e siècle la colonisation avait relativement évoluée à un rythme modéré, ce qui faisait que les Autochtones avaient pu profiter de vastes territoires pour la chasse et la pêche.[15] Cependant, la colonisation entre dans une nouvelle phase au début du 19e siècle entraînant d’importants changements dans la vie des Autochtones.
En 1837, les Autochtones de la vallée du Saint-Laurent envoient une pétition au gouverneur de la colonie où ils y abordent l’état de leurs conditions d’existence : « Nos ancêtres étaient habitués à vivre du fruit de leurs chasses, mais cela est impossible pour nous, et le sera encore bien davantage pour nos descendants. »[16] La forte immigration européenne était en grande partie responsable : ils s’installent sur les terres de chasse des Autochtones et en y coupant les arbres les animaux sauvages se sont éloignés, rendant la chasse plus difficile.[17]
Ainsi, avec l’arrivée de nombreux immigrants et l’augmentation des naissances, le nombre de terres fertiles diminue considérablement dans la vallée du Saint-Laurent.[18] Les Autochtones demandent donc à ce que les blancs soient déplacés sur un autre territoire que leurs terres, mais les autorités vont plutôt y voir la nécessité de créer des espaces réservés aux peuples autochtones.[19] Ainsi, en réponse aux pétitions des Autochtones le Parlement du Canada-Uni adopte en 1851 l’Acte pour mettre à part certaines étendues de terres pour l’usage de certaines tribus de sauvages dans le Bas-Canada.[20] Avec cette loi, les Autochtones voient 230 000 acres leur être réservés, ayant pour but de favoriser leur sédentarisation ainsi que le développement d’une certaine économie agricole.[21] À la suite de l’adoption de cette loi, les premières réserves indiennes apparaissent sur le territoire québécois. Un grand nombre de ces réserves se trouvent relativement éloignées des principaux centres de peuplement et se situent sur les territoires que ces peuples fréquentaient déjà traditionnellement.[22] En ce sens, il est possible de voir que les individus qui s’y installent se trouvent à être partiellement isolés du reste de la population. Dans l’esprit des Britanniques, cet isolement permet aux peuples autochtones de profiter de la protection du gouvernement ainsi que de voir l’exemple des colons européens non loin d’eux.[23] De plus, toujours selon les autorités, cette séparation sans isolement total est suffisante afin de protéger adéquatement les Autochtones tout en évitant d’entraver leur assimilation.[24]
« Les Amérindiens n’arrivaient pas à comprendre pourquoi le travail routinier aux champs devait être plus libérateur que la chasse, l’agriculture masculine plus indispensable que l’agriculture féminine, la vie sédentaire plus exaltante que la vie nomade dans les bois, le sentiment de péché moins pesant que l’aveu d’une dette, la soumission à un chef moins pénible que l’égalité des membres de la tribu ou la distinction de la culture et de la nature plus épanouissante que la communion des êtres humains avec la somme des réalités animales, végétales, physiques ou cosmiques. »[25]
À travers cette citation, il est possible de voir que le projet de civilisation des Autochtones est complètement opposé à leur mode de vie traditionnel. La notion de propriété privée n’existe pas pour les Autochtones alors que pour les Occidentaux la question de propriété est primordiale. Pour les autorités britanniques, la sédentarisation et la transition vers un mode de vie agricole sont essentielles pour la civilisation des peuples autochtones.[26] L’idée de conserver des terres pour la chasse est rejetée et aucune terre ne sera accordée afin d’être maintenue dans un état sauvage afin de constituer un territoire de chasse. C'est donc un mode de vie complet qu'on tente de changer ainsi qu'une pensée de la vie. [27]
2. Marginalisation
Alors que les Canadiens deviennent les colonisés, le besoin de paraître meilleur que les Autochtones auprès des autorités britanniques va se manifester. Par le fait même va s’enclencher une marginalisation de ces peuples au sein de la société canadienne. Cette marginalisation débutée au 19e siècle est toujours présente dans notre société.
2.1 Le besoin de se définir
Durant plusieurs décennies, l’influence autochtone a contribué à la créolisation des colons français ainsi qu’à l’émergence d’une nouvelle identité canadienne.[28] Cette créolisation de l’identité canadienne est toujours présente sous le régime britannique, toutefois la part autochtone chez les colons français devient une source d’infériorisation et de honte.[29] Il demeure que les Canadiens sont passés de colonisateurs à colonisés[30], ce qui va modifier leur vision d’eux-mêmes et bien sûr leur relation avec les Autochtones. Les Autochtones vont se retrouver à être figés dans le passé, ne faisant plus partie du présent ils sont associés à la sauvagerie.[31] Les Canadiens vont donc tenter d’affirmer leur propre différence, sans pour autant nier celle des peuples autochtones, mais en leur empêchant de se projeter dans l’avenir.[32] Les Canadiens n’assument pas leur part autochtone et ne veulent pas passer pour des « sauvages », ce qui pourrait se traduire par une certaine honte de soi.[33]
Alors que les Canadiens étaient des colonisateurs, ils deviennent des colonisés sous le régime britannique. Les Canadiens vont se sentir rabaisser sous les Anglais et vont donc vouloir rabaisser les Autochtones afin de se remonter. Il est possible d’observer qu’il va y avoir une distinction entre le « nous » et le « eux ». Les Canadiens vont tenter de nier leur côté autochtone longtemps partagé afin de se définir en une nation à part, entre les Anglais et les Autochtones. Les Canadiens vont même définir leur héritage comme provenant de la France et non d’un mode de vie partagé avec ces peuples.[34] Les Canadiens vont parler de leur mission civilisatrice afin de justifier leurs rapports de proximité avec les Autochtones, ce qui n'est pas totalement vrai puisqu'ils vivaient à proximité les uns des autres.[35] Ils réfutent donc leur mode de vie partagé avec les peuples autochtones ainsi que leurs liens de proximité. Dans le but de se montrer à la hauteur des Anglais, on va mettre les Autochtones à part, en marge de la société. Bien que les Canadiens partagent le statut de « nation-enfant » et de conquis avec les Premières Nations auprès des Anglais, ils refoulent leur part autochtone afin de revendiquer des droits identitaires à titre de « civilisés ».[36]
2.2 Les citoyens de troisième zone
Il est possible d’affirmer que l’histoire du Canada est profondément marquée par la marginalisation des communautés des peuples autochtones ainsi que des individus qui en sont membres.[37] Ces individus ont été traités comme des non-sujets sur leur propre territoire et ont été exclus hors de la cité.[38] Les peuples autochtones ont été tenus à l’écart de la société, et ce en raison d’une politique fondée sur des préjugés discriminatoires.[39]
Avec l’arrivée des pays colonisateurs, les Autochtones se sont retrouvés dans un univers qu’ils ne comprenaient pas et qu’ils ne pouvaient maîtriser parfaitement.[40] De plus, ce système empreint de racisme les situe à un échelon inférieur dans la société.[41] Sous le régime anglais, les Canadiens deviennent des citoyens de seconde zone et par le fait même les Autochtones deviennent quant à eux des citoyens de troisième zone.[42] La période de 200 ans qui suit 1759 est profondément marquée par l’isolement, l’exclusion ainsi qu’une importante détresse sociale et économique auprès des peuples autochtones.[43]
Après la Conquête, les Autochtones se voient être mis sous tutelle, ce qui n’est pas le cas pour les Canadiens. Les peuples autochtones ne jouissent pas des mêmes droits que les autres sujets. Ils se voient même être mis à part de la société dite « civilisée » avec les réserves. Même dans les réserves, les Autochtones ne sont pas totalement maîtres de leurs décisions puisque des autorités supérieures peuvent refuser les décisions prises. La mise en tutelle et le statut de mineur des Autochtones peuvent être montrés à travers différentes lois que les autorités ont adoptées au fil des années.
Dans la loi adoptée en 1850, soit L’Acte pour mieux protéger les terres et les propriétés des Sauvages dans le Bas-Canada, on met en place pour la première fois les critères juridiques qui distinguent les « Sauvages », soit les personnes qui ont le droit de vivre dans les réserves et ceux qui doivent en être expulsés.[44] Les critères sont souples et prennent en compte les pratiques d’adoption des communautés et le nombre d’unions mixtes entre Blancs et Autochtones.[45] En ce sens, les personnes qui ont des parents indiens, qui sont mariés à un Indien ou à une Indienne et leurs descendants, ou qui ont été adoptés par la communauté ont le droit de vivre dans la réserve.[46] L’année suivante, soit en 1851, les hommes qui se marient avec des Indiennes ne peuvent plus vivre dans les réserves.[47] De plus, les femmes autochtones qui se marient avec des hommes blancs ne sont plus considérées comme des Indiens et ne peuvent transmettre leur statut à leurs enfants issus d’une union mixte.[48] Cependant, les Indiens qui se marient avec des non-Indiennes ne perdent pas leur statut et transmettent même leur statut à leur femme et à leurs enfants.[49] Les femmes autochtones sont donc grandement discriminées avec la modification de la loi.
Parmi les lois adoptées, il y a également celle de 1857 où les autorités britanniques adoptent l’Acte pour encourager la civilisation graduelle des tribus sauvages dans les Canadas. Cette loi vient officialiser le statut juridique inférieur des peuples autochtones[50], soit un statut de mineur. Cette loi vise à faire disparaître toutes distinctions qui peuvent exister entre les Autochtones et les Canadiens.[51] De plus, cette loi traduit la volonté des autorités britanniques d’étendre leur champ de compétence dans les affaires indiennes.[52] Avec cette loi, la Couronne vient définir ce qu’est un « Sauvage », ce qui revient à enlever le droit aux tribus de définir elles-mêmes qui fait partie de la tribu.[53] De plus, on vise à civiliser les peuples à travers les « Sauvages émancipés » qui répondent à des critères prouvant leur capacité à s'intégrer à la société civilisée tels qu’être âgé de plus de 21 ans, maîtriser la langue anglaise ou française, qui a un caractère moral ainsi qu’aucune dette à son nom.[54] S’il répond aux critères, le Sauvage sera déclaré émancipé par le surintendant-visiteur et devra adopter un nom de baptême approuvé par les commissaires.[55] L’émancipation est vue, selon les autorités gouvernementales, comme la possibilité pour les Indiens d’obtenir une propriété sur les terres qu’il occupe au sein de sa communauté et qui pourrait l’inciter à améliorer sa propriété.[56] Cependant, lorsque l’Indien est officiellement émancipé de son statut d’Indien, il renonce à son droit de participation quant aux décisions de sa communauté, à des exemptions personnelles de taxations et par le fait même il participe à la perte de terres communautaires.[57] Il est important de préciser que ces conditions n’ont pas été imposées aux Canadiens ni aux Britanniques qui désiraient acquérir des terres au Canada.[58] De plus, à travers cette loi, la femme et les enfants d’un Indien émancipé le deviennent également.[59] En ce sens, cette loi vise à civiliser et émanciper les Autochtones, directement et indirectement. Toutefois, bien que cette loi ait peu d’effet, le gouvernement ne change pas de stratégie.[60] Il est possible de voir que les Premières Nations ne sont pas des citoyens aux yeux des Britanniques puisque même les Canadiens ont plus de droits et ne sont pas assujettis à de telles règles.
La mise en tutelle des peuples autochtones peut également être observée à travers le pouvoir du ministre des Affaires indiennes en matière de successions. Le ministre peut annuler soit en partie ou complètement un testament fait par un Indien vivant dans une réserve s’il juge que « les clauses du testament sont si vagues, si incertaines ou si capricieuses » qu’elles rendent difficile, ou même impossible, la bonne administration et la distribution juste des biens.[61] Il est à noter que ce pouvoir absolu quant à la succession n’a pas d’équivalent pour les autres citoyens canadiens.[62]
En bref, il est possible de voir qu’on exclut les peuples autochtones de la société, on les met à part, on les contrôle et on les marginalise. À travers différentes lois, les autorités font des choix à la place des Autochtones. À plusieurs reprises, les autorités ont tenté de diminuer leur poids démographique et de leur enlever les particularités qui font des Autochtones ce qu’ils sont.
Conclusion
En somme, le mode de vie des Premières Nations s’est vu être grandement modifié sous le régime britannique. Alors que l’on considérait les Autochtones comme des alliés et des partenaires, ils sont rapidement devenus un problème social à régler. Avec le nombre croissant d’immigrants et la diminution de terres fertiles disponibles, les autorités britanniques vont choisir de créer des zones spécifiques pour les Autochtones, soit les réserves, à l’écart de la société. Les réserves sont la preuve d’une mise à l’écart et de la marginalisation des peuples autochtones. Les Autochtones se voient devenir des citoyens de troisième zone en plus d’être considérés comme des mineurs aux yeux de la loi. Toutefois, il est important de mentionner qu’aujourd’hui les Premières Nations refusent de plus en plus de rester confinées à la place qu’on leur a attribuée, soit à l’extérieur de la société.[63] Cependant, ce refus appelle à un grand changement des mentalités et une volonté politique dont dépend l’amélioration des relations des peuples autochtones et de la société canadienne.[64] Il ne faudrait pas oublier les conséquences qu’a eues la marginalisation des Autochtones dans notre société actuelle. Encore aujourd’hui, les Premières Nations vivent énormément de discrimination et bien qu’ils tentent d’être plus entendus ils sont encore marginalisés par la population canadienne.
- À noter que le terme « Canadien » fait référence aux colons français qui se nomment des Canadiens. Il sera question de Canadiens français lorsque les anglophones vont s'approprier le terme Canadien. Le terme Canadien français sera utilisé des années 1840 jusqu'aux années 1960, soit au moment où les Canadiens français deviennent des Québécois. [1]Harvey A. Mccue. « Réserves », dans Encyclopédie canadienne, https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/reserves-2 (Page consultée le 23 novembre 2020) [2] Ibid. [3] Ibid. [4] Ibid. [5] Ibid. [6] Alain Beaulieu, « La fin d’un mode de vie 1815-1970 » dans Les Autochtones du Québec, Québec, Éditions Fides, 1997, page 65. [7] Alain Beaulieu, « La création des réserves indiennes au Québec », dans Les Autochtones et le Québec : Des premiers contact au Plan Nord, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2013, page 138. [8] Ibid. p. 138. [9] Beaulieu. Op. cit. « La création des réserves indiennes au Québec » [10] Beaulieu. Op. cit. « La création des réserves indiennes au Québec », p.138 [11] Beaulieu. Op. cit. « La fin d’un mode de vie 1815-1970 », p.62 [12] Ibid. p. 63 [13] Beaulieu. Op. cit. « La création des réserves indiennes au Québec », p. 136 [14] Beaulieu. Op. cit. « La fin d’un mode de vie 1815-1970 », p.62 [15] Ibid. p. 62 [16] Beaulieu. Op. cit. « La création des réserves indiennes au Québec », p.135 [17] Ibid. p. 135 [18] Ibid. p. 137 [19] Ibid. p.137 [20] Beaulieu. Op. cit. « La fin d’un mode de vie 1815-1970 », p.66 [21] Ibid. p.66 [22] Ibid. p.68 [23] Ibid. p.69 [24] Beaulieu. Op. cit. « La fin d’un mode de vie 1815-1970 », p.69 [25] Denys Delâge et Jean-Philippe Warren. Le piège de la liberté : Les peuples autochtones dans l’engrenage des régimes coloniaux, Montréal, Éditions Boréal, 2017, page 16. [26] Beaulieu. Op. cit. « La création des réserves indiennes au Québec », p.141 [27] Ibid. p. 141 [28] Denys Delâge, « La peur de « passer pour des Sauvages », Les Cahiers des dix, 2011, no65, page 1 [29] Denys Delâge, « La peur de « passer pour des Sauvages », Les Cahiers des dix, 2011, no65, page 1 [30] Ibid. p.18 [31] Ibid. p.42 [32] Ibid. p.45 [33] Ibid. p.45 [34] Ibid. p.0 [35] Ibid. p.0 [36] Ibid. p.0 [37] Renée Dupuis. « Les Premières nations au Canada : des non-sujets hors de la cité », L’Harmattan, 2010/1 no1, page 163 [38] Ibid. p.164 [39] Ibid. p.164 [40] Delâge et Warren. Op. cit. p.16 [41] Ibid. p.16 [42] Réjean Morissette. Les Autochtones ne sont pas des pandas, Montréal, Éditions Hurtubise, 2012, page 114. [43] Ibid. p.114 [44] Beaulieu. Op. cit. « La création des réserves indiennes au Québec », p. 145 [45] Ibid. p.145 [46] Ibid. p.145 [47] Ibid. p.145 [48] Beaulieu. Op. cit. « La fin d’un mode de vie 1815-1970 », p.70 [49] Dupuis. Op. cit. p.170 [50] Beaulieu. Op. cit. « La création des réserves indiennes au Québec », p. 147 [51] Acte pour encourager la Civilisation graduelle des Tribus Sauvages en cette Province, et pour amender les Lois relatives aux Sauvages, L.C., 1857, Cap. 26 [52] Beaulieu. Op. cit. « La création des réserves indiennes au Québec », p. 147 [53] Dupuis. Op. cit. p.170 [54] Op. cit. Acte pour encourager la Civilisation graduelle des Tribus Sauvages en cette Province, et pour amender les Lois relatives aux Sauvages [55] Ibid. [56] Dupuis. Op. cit. p.167 [57] Ibid.p.167 [58] Ibid. p.167 [59] Op. cit. Acte pour encourager la Civilisation graduelle des Tribus Sauvages en cette Province, et pour amender les Lois relatives aux Sauvages [60] Beaulieu. Op. cit. « La fin d’un mode de vie 1815-1970 », p. 72 [61] Dupuis. Op. cit. p. 171 [62] Ibid. p. 171 [63] Dupuis. Op. cit. p. 174 [64] Ibid. p. 174


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